
Rhum
Originaire des Antilles et documentée pour la première fois au milieu des années 1600 (lorsqu'elle s'appelait «Kill Devil»), la production de rhum est inexorablement liée au commerce du sucre à l'époque coloniale. La révélation est venue quand on a découvert que les sous-produits fermentés de la production de sucre (mélasse, jus de canne à sucre et miel de canne à sucre) pouvaient être distillés en rhum. La nature exacte de ces matières premières peut créer des types de rhum très différents, et le diable se cache dans les détails. Tout, de la souche de levure et du temps de fermentation au type d'alambic et à la variété de fûts affectera le caractère du rhum dans votre verre. Du rhum blanc au rhum vieux, en passant par les rhums de Martinique, de Guadeloupe, de la Barbade ou bien de la Jamaïque vous trouverez à coup sûr un rhum qui vous convient.
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Rhum agricole ou rhum de mélasse : la matière première fait la différence
Le rhum se distingue avant tout par sa matière première. Le rhum agricole est distillé à partir de jus de canne à sucre fraîchement pressé : c'est la méthode traditionnelle des Antilles françaises (Martinique, Guadeloupe, Marie-Galante) et de La Réunion, protégée par plusieurs appellations d'origine contrôlée. Le rhum traditionnel, ou rhum de sucrerie, est élaboré à partir de mélasse, un sous-produit du raffinage du sucre : c'est le style dominant dans le reste du monde producteur, des Caraïbes anglophones et hispanophones à l'Amérique latine et à l'Asie. Le rhum agricole développe généralement un profil plus végétal et herbacé, tandis que le rhum de mélasse offre des arômes plus ronds, souvent proches du caramel ou du fruit mûr.
Rhum blanc, ambré ou vieux : ce que dit la réglementation
Un rhum blanc n'a pas ou peu vieilli en fût ; il est recherché pour sa fraîcheur en cocktail, comme le mojito ou le ti-punch. Un rhum ambré ou paille a passé un temps court en fût de chêne, qui lui apporte de la couleur et de la rondeur. Un rhum vieux doit, selon la réglementation européenne, avoir vieilli au moins trois ans en fûts de chêne d'une capacité maximale de 700 litres. Les mentions VO, VSOP et XO, empruntées au vocabulaire du cognac, correspondent en France à des durées minimales réglementées : trois ans pour le VO, quatre ans pour le VSOP et six ans pour le XO.
Un tour du monde des régions productrices
Le rhum se produit sur la plupart des continents. Les Antilles françaises et La Réunion sont le fief du rhum agricole, tandis que les Caraïbes anglophones (Barbade, Jamaïque, Guyana) ont développé des styles distinctifs, du rhum léger de la Barbade aux rhums puissants et fermentés de Jamaïque. Dans les Caraïbes hispanophones et en Amérique latine (Cuba, République dominicaine, Venezuela, Guatemala), le rhum de mélasse domine, parfois vieilli selon la méthode solera empruntée au monde du xérès. L'océan Indien (Maurice, Madagascar) et certaines régions d'Asie ou du Pacifique complètent ce panorama, avec des productions plus récentes mais en plein développement.
Comment choisir son rhum ?
Le choix dépend avant tout de l'usage prévu : un rhum blanc léger conviendra à un cocktail, tandis qu'un rhum vieux ou une cuvée VSOP/XO se prêtera davantage à une dégustation pure, dans un verre tulipe. Pour un cadeau ou une découverte, mieux vaut se référer à la fiche technique de chaque bouteille (origine, matière première, durée de vieillissement) plutôt qu'à la seule notoriété de la marque.











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